LE COMBAT

  • Le Shadow-boxing

Le Shadow-boxing est un exercice pratiqué seul contre un adversaire imaginaire.

Dans une position de garde, le Shadow-boxing permet de mettre en application, durant un temps déterminé, les exercices, techniques et séquences étudiés de façon théorique lors des entrainements.

Ainsi, le Shadow-boxing permet de travailler et de perfectionner les coups de poing, les coups de pied, les enchainements pieds-poings, les parades, les esquives, les déplacements, la fluidité et aussi (surtout) le cardio.

Pour le passage des dargot (1ère à 5ème darga), le Shadow-boxing est codifié (cf rubrique « Techniques => Programme technique officiel par ceinture »).

Cet exercice incontournable peut également être pratiqué en guise d’échauffement. La vitesse d’exécution peut être lente, moyenne ou rapide.

Pour mieux comprendre l’intérêt de cet exercice qui peut paraître rébarbatif au départ (et qui devient un jour un plaisir), nous pouvons prendre la parabole du musicien. Au départ, un débutant, pour apprendre un instrument, va répéter inlassablement des gammes. Pour acquérir les bonnes postures, les bons mouvements, pour aussi ancrer en lui une sorte de mémoire musculaire qui fera qu’il n’aura plus à penser à la position de ses mains, de ses doigts, pour jouer. Il progressera alors et pourra jouer de « vrais » morceaux. Pour autant, même un virtuose continue à jouer ses gammes, certes, plus complexes, tous les jours, ne fut-ce qu’en échauffement. Pourquoi ? Pour ne pas perdre cette mémoire musculaire, cette habitude. Car en réalité, le cerveau humain est fait pour oublier ce qui a été appris. Nous l’aurons donc compris, le Shadow-boxing est un exercice primordial, qui nous accompagne depuis les premiers temps, tout au long de notre parcours au Krav Maga. Par moment pour intégrer de nouvelles combinaisons, et à d’autres, pour ne pas perdre nos acquis.

Quelques exemples de Shadow-boxing :

https://www.youtube.com/watch?v=msjeSdv7ym8

https://www.youtube.com/watch?v=N85EtR9ZR24

https://www.youtube.com/watch?v=FEQogYwP1n0

  • Le combat souple

Le combat souple permet l’apprentissage et le perfectionnement du combat. N’oublions pas que le combat fait partie intégrante du Krav-Maga. En effet, la partie self-défense représente la première seconde d’une situation réelle. Et à moins d’un KO (chose exceptionnelle et non programmable), la seconde qui suit la défense d’une agression dévie vers un combat.

Le combat souple permet d’appliquer avec un partenaire, en souplesse et sans risque, les techniques travaillées durant les entrainements.

Les techniques généralement utilisées sont des techniques de pieds-poings, de lutte (clinch) et de combat au sol (les frappes étant autorisées au sol).

C’est un passage obligé, permettant d’acquérir un minimum de technique, avant de passer au combat dur. Il est important d’apprendre à travailler lentement et souplement, car ainsi, on peut apprendre d’une façon ludique, et pas dans le stress ou la peur d’un mauvais coup, qui nous ferait à coup sûr adopter de mauvaises postures, de mauvaises positions. De plus, ce travail sans risque permet de corriger ses défauts, de tenter de nouvelles combinaisons, et surtout d’affuter sa vision du combat. Le meilleur baromètre de progression est le fait de pouvoir maintenir un combat souple du début du round jusqu’à la fin, sans accélérer (signe de stress, débordement, et donc perte de combat). Nous l’aurons compris, c’est le complément parfait du Shadow-boxing pour nos entrainements.

 Pour les examens : Le combat souple est obligatoire pour les candidats de 40 ans et plus souhaitant passer leur ceinture (ceinture verte et +). Le combat souple dure 2 rounds de 2 mn chacun avec un repos de 30 secondes entre les deux rounds. Même pour un combat souple, les protections sont obligatoires.

  • Le combat dur

Pour les examens : Le combat dur est obligatoire pour les candidats de moins de 40 ans souhaitant passer leur ceinture (ceinture verte et +). Le combat dure 2 rounds de 2 mn chacun avec un repos de 30 secondes entre les deux rounds.

Le combat dur permet aux pratiquants de se rapprocher le plus possible de la réalité de la rue.

Que vaudrait une discipline purement théorique, aussi efficace soit-elle, sans ce type de mise en situation ?

Le combat dur apprend à gérer ses émotions, son stress, son cardio, il apprend également à rester lucide, à combattre même après un mauvais coup voire en étant blessé. La dimension psychologique y est primordiale.

Pour cette raison, les coups sont portés. Les techniques généralement utilisées par les pratiquants sont des techniques de pieds-poings, de lutte (clinch) et de combat au sol (les frappes étant autorisées au sol).

Toutefois, afin de préserver l’intégrité physique des pratiquants, des règles de sécurité sont imposées :

- si un combattant est durement touché, l’enchaînement qui suit doit être léger ou stoppé suivant le degré de dureté

- si un combattant a l’occasion de donner un coup de tête, celui-ci doit être simulé

- si un combattant a l’occasion de toucher des endroits non protégés et fragiles comme les cervicales, le coup doit être simulé

- si un combattant est touché à la coquille, il doit rompre et faire un pas ou deux de côté pour signifier au minimum l’avantage qu’aurait pris son partenaire.

Les candidats ne sont pas jugés au nombre de points. Ils sont évalués sur leur attitude générale et non en fonction du gagnant ou du perdant. Ils ne doivent pas se dérober et faire preuve de courage, de détermination, de lucidité, de sang-froid, d’un minimum technique et de respect du partenaire.

Rappel : protections et protège-dents obligatoires, gants de boxe 12 oz minimum.

Ecole de Krav maga de Créteil affiliée à la FEKM de Richard Douieb